Les trois enfants d’une femme tuée lundi à l’arme
blanche ont été retrouvés morts mardi matin à Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans
le sud de la Drôme, et leur père est activement recherché par la gendarmerie
pour ce quadruple meurtre.
Des couteaux de cuisine, ayant pu servir au crime, ont
été retrouvés.
Le père, Abdelkarim El Kadaoui, 43 ans, 1,78m et de
forte corpulence, est activement recherché sur tout le territoire, mais «sa
piste s’arrête sur une route après un bois». Les corps des trois enfants ont été découverts
mardi matin par un membre de la famille, dans la voiture du père cachée
derrière un engin de chantier, «sur un parking à 500 mètres à vol d’oiseau du
lieu du premier crime», a précisé le procureur.
L’un des frères de M. El Kadaoui a indiqué aux
enquêteurs que lundi en fin de journée, il l’avait vu au volant de sa voiture
avec les trois enfants, et qu’il lui avait dit «j’ai fait une bêtise, tu diras
à maman qu’elle me pardonne».
Violences
Il semble que les enfants aient été au domicile de
leur grand-mère maternelle lors du décès de leur mère, a ajouté le procureur.
L’heure de leur décès n’est pas encore connue mais «ça ne s’est pas produit ce
matin», selon M. Paganelli. D’après le magistrat, le suspect «à fort caractère»
n’avait pas d’antécédent judiciaire. Mais, en 2006, il avait été tenu éloigné
«pour faits de violence sur son épouse». Il avait ensuite repris la vie
commune. Une source proche du dossier a indiqué de son côté que la mère avait
déjà déménagé à Montélimar, puis à Orange, dans le Vaucluse, avant de rentrer à
Saint-Paul-Trois-Châteaux pour scolariser les enfants.
Craignant pour sa sécurité, la jeune femme avait préféré
emménager chez sa mère, installée depuis longtemps dans la commune, de même que
plusieurs membres de la famille. Toute
la journée, des véhicules de pompiers et un important déploiement de
gendarmerie étaient visibles dans le quartier, mêlant barres HLM et pavillons
cernés par les vignes. Autour de la
voiture, des rubans jaunes interdisaient l’accès au public. Des techniciens de
la police scientifique, revêtus de combinaisons blanches, ont investi les
lieux.
Un corbillard est arrivé dans la zone sécurisée peu
après 15H00. Le père de l’homme recherché, portant une minerve, a suivi les
gendarmes. Présent depuis plusieurs heures, il n’a cessé de les interroger pour
avoir des nouvelles de son fils, sans obtenir de réponse. Il a refusé de parler
aux nombreux journalistes présents. Abdelkarim El Kadaoui vivait au domicile
conjugal, également situé dans cette petite ville qui jouxte le complexe
nucléaire du Tricastin.
Une voisine interrogée par l’AFP l’a décrit comme un
homme qui «n’était pas bien dans sa tête», alors que «les enfants étaient
adorables». La section de recherches de la gendarmerie de Grenoble est chargée
de l’enquête. Des moyens conséquents ont été déployés - 20 gendarmes pour
l’enquête judiciaire, une soixantaine d’hommes pour la recherche du père ainsi
que des chiens et un hélicoptère.
AFP
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire