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lundi 24 juin 2013

L'Athlète Italo-Marocain Ayoub Akil s'installe à Mulhouse

Arrivé à Mulhouse juste après les séismes qui ont ravagé le nord de l’Italie en mai 2012, Ayoub Akil s’est adapté à sa nouvelle vie aussi vite qu’il enquille les tours de piste au stade de l’Ill. Aujourd’hui, un avenir d’athlète international lui tend les bras, mais pas seulement. Rencontre.


Il y a cette petite pointe d’accent dans la voix, un poil d’esbroufe dans les propos, une détermination confondante et puis ce fameux sourire enjôleur qui, tout à tour, rappellent ses origines italiennes. Mais à part ça, impossible de deviner qu’il est arrivé en France il n’y a qu’un an.
Marocain de naissance mais débarqué dans la région de Modène (nord de l’Italie) dès l’âge de trois mois, Ayoub Akil se dit, se sait, s’accepte Italien jusqu’au bout des ongles, même si c’est un pays qu’il avait prévu de quitter à sa majorité pour poursuivre sa scolarité de l’autre côté des Alpes. La terre qui l’a vu grandir s’est chargée de précipiter son départ.

« On a tout perdu »
Le 20 mai 2012 d’abord, le 29 mai ensuite, deux tremblements de terre de grande ampleur ont frappé la région de l’Emilie-Romagne, tuant plusieurs dizaines de personnes, causant des dégâts irréversibles et jetant à la rue des milliers d’Italiens. Ayoub Akil et sa famille étaient de ceux-là.

« Notre maison se situait à deux kilomètres de l’épicentre, raconte le jeune homme de 19 ans dans un français quasi parfait. Le 20 mai, la terre a tremblé à 4 h du matin. On dormait tous mais on a réussi à se sauver à temps. On a dormi dans la voiture jusqu’au tremblement de terre suivant, le 29. Les secousses se sont succédé les unes aux autres jusqu’à midi, où tout ce qui restait debout s’est finalement écroulé. On n’a rien pu récupérer de nos affaires, on a tout perdu. »

Ayoub, qui houspillait son père Mohammed pour partir en France depuis belle lurette, n’aura plus rien à ajouter. Le 18 juin, avec sa maman Najat et sa sœur Amal, ils débarquent tous les quatre à Mulhouse pour repartir de zéro. « On a dû demander de l’argent à gauche, à droite, c’était la galère, raconte l’élève du lycée Schweitzer. Au début, on dormait par terre. Heureusement, des gens de l’école nous ont trouvés du mobilier. Aujourd’hui, mon père, ingénieur-mécanicien, n’a toujours pas retrouvé de travail. On vit un peu des aides d’Italie et de France. »

Ayoub Akil ne se plaint pas. D’un naturel volontaire et optimiste, il mesure la chance qu’il a d’être toujours là, entouré des siens, dans une deuxième vie à laquelle il s’est adapté en un temps record. Pas étonnant pour cet excellent coureur de 800 m qui fait aujourd’hui la fierté de son nouveau club d’athlétisme, le FC Mulhouse 1893.

« Je suis allé au meeting de Colmar quatre jours après mon arrivée en Alsace, explique le Haut-Rhinois d’adoption. J’ai rencontré des gens et on m’a orienté vers le FCM. Dès le lundi suivant, j’étais au stade de l’Ill. Le président Pascal Bleu m’a présenté à l’entraîneur du demi-fond Houssein Taifour et c’était réglé. Le coach a corrigé mes méthodes d’entraînement, m’a demandé de lui faire confiance. En une saison, il m’a fait gagner trois secondes au 800 m (Ndlr : 1’52’’47 en arrivant, 1’49’’81 depuis le 15 juin dernier) , et une médaille d’argent aux championnats de France Juniors en salle cet hiver. Pascal, Houssein et le FCM m’ont toujours soutenu, moralement et financièrement. Je ne les remercierai jamais assez. »

Le 3e meilleur performeur français 2013 de sa catégorie sur 800 m aura peut-être une occasion en or de leur renvoyer l’ascenseur en représentant l’athlétisme mulhousien lors des prochains championnats d’Europe Juniors en… Italie (du 18 au 21 juillet, à Riéti). Car les performances du jeune demi-fondeur ne sont pas passées inaperçues côté transalpin, à tel point qu’une sélection sous le maillot italien est de plus en plus probable pour cet Euro, sur 800 m donc, mais aussi sur 4x400 m.

« Plus qu’un sport, un style de vie »
En attendant ces lendemains que d’aucuns prédisent glorieux sur la piste, Ayoub Akil fait également son petit bonhomme de chemin en dehors des stades. Ce jeudi, il passera l’oral du bac français, avant d’entrer en Terminale S l’an prochain. « Je ne suis ni David Rudisha, ni Hicham El Guerrouj, je ne suis même pas un athlète, je suis quelqu’un qui cherche à faire l’athlète, décrypte le natif de Casablanca, passionné de politique. Je ne vivrai jamais de l’athlétisme et le savoir est une arme. C’est pour ça que je compte aller loin dans les études. Ça va être dur. Au début, ça m’arrivait de pleurer en rentrant du lycée. Mais je n’ai pas envie de m’arrêter au bac. Je veux faire une classe prépa puis passer le concours de l’école nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace à Toulouse. Je me suis tracé un chemin, il faut que je m’y tienne. »

Cette volonté peu commune, l’Italo-Marocain la doit à l’athlétisme, « plus qu’un sport, un style de vie. » Mieux que quiconque, Ayoub Akil sait la valeur qu’elle a.


Fabien Rouschop
Source: lalsace.fr

Marocains du Monde: stabilité des recettes à fin mai 2013

Les recettes des Marocains résidant à l'étranger (MRE) ont atteint 22,39 milliards de DH à fin mai 2013, contre 22,38 milliards de DH à fin mai 2012, soit une quasi-stabilité, selon l'Office des changes.
 
Pour leur part, les recettes voyages se sont inscrites en hausse de 3,1% à fin mai 2013, atteignant ainsi plus de 21,17 milliards de DH, contre 20,54 milliards de DH durant la même période de l'année précédente, précise l'Office des changes qui vient de publier les indicateurs préliminaires des échanges extérieurs pour la période janvier-mai.

Les dépenses voyages ont accusé un recul de 0,8%, en passant de 4,42 milliards de DH à fin mai 2012 à 4,38 milliards de DH à fin mai dernier, relève la même source.

Les recettes des investissements directs étrangers (IDE) ont atteint, quant à elles, 17,78 milliards de DH contre 13,41 milliards de DH un an auparavant, soit une augmentation de 32,6% en rythme annuel.

Pour ce qui est des dépenses liées à cette rubrique, elles ont enregistré une baisse de 27,9%, soit 1,87 milliards de DH contre 2,59 milliards de DH. A cet effet, les flux des IDE ont affiché durant cette période un accroissement de 47,1%.

MAP

Ces Français "issus de l’immigration" qui vont tenter leur chance au Qatar

Le Qatar et sa puissance financière presque sans limite attire les Français d'origine maghrébine, dont la double culture est un atout dans ce pays.


Le PIB le plus haut du monde, avec 66.000 euros par habitant. 40 milliards d’euros d’excédents budgétaires. Tout ça avec deux millions d'habitants sur une surface grande comme la Corse. Surpuissant Qatar, qui investit tous azimuts et qui tire de ses réserves de gaz des revenus gigantesques. Un pays qui est vu comme le nouvel eldorado. On s’y presse, d’ailleurs. Les chefs d’Etats, bien sûr, comme François Hollande qui rend pour la première fois visite à l’émirat, ce week-end, avec dans ses valises une importante délégation de chefs d’entreprises. Mais aussi des travailleurs venus des quatre coins du globe, et notamment de France, alléchés par des salaires généreux et des infrastructures modernes.

« Embauché en 20 minutes »

L’émirat attire en effet de plus en plus de jeunes venus de l’hexagone, notamment ceux d’origine maghrébine, parce qu'ici la double culture française et arabe est un plus sur le CV. Brahim 45 ans, qui vient de Mirande dans le Gers. Il était mécanicien de formation avant de se lancer dans la photo aéronautique. Il a connu beaucoup de période de chômage en France, jusqu'au jour où le Qatar lui a ouvert ses portes. Il est aujourd'hui photographe officiel de la compagnie nationale Qatar Airways. Pour Brahim, une telle carrière aurait été impossible en France : « Quand j'ai été embauché, j'ai eu un entretien de 20 minutes, raconte-t-il. J'ai montré les images que je faisais et tout de suite on m'a dit "vous correspondez au profil, on vous prend". Aussi simple que ça. Et la question d'après ça a été "quand est-ce que vous voulez commencer ?". Moi venir travailler au Qatar ne faisait pas partie de mon programme. Mais je suis arrivé à un point où c'était la porte de sortie de la galère ».

« Ici, on est tous étrangers »

Amel, qui est professeure d'art à la faculté, à Doha, la capitale qatarie. Alors qu’être maghrébin peut parfois poser problème en France, ici c’est plutôt un avantage : « Ça peut être plus facile, oui. Ici on est tous étrangers. La plupart du temps, votre directeur est aussi étranger, donc c'est plus simple ». Mais le Qatar ne s’offre pas si facilement. Avant de pouvoir s’élancer sur les routes fraîchement goudronnées qui serpentent entre les buildings en construction, il faut trouver un "sponsor", sans qui rien n’est possible. Un sponsor, c’est un qatari qui accepte d'être soit votre employeur, soit votre associé, et dans ce dernier cas il possèdera 49% des parts de votre société. Ici, on est pieds et poings liés à son sponsor, comme l’explique Amel : « Vous dépendez de lui. Sur votre carte d'identité locale, vous avez le nom de votre sponsor. Sans lui, vous ne seriez pas là, donc vous êtes liés, même si c’est un peu bizarre. Vous êtes sous son aile et si vous voulez sortir du pays vous devez lui demander la permission. Chaque fois que vous vous déplacez ou que vous partez en vacances, vous avez un permis de sortie, qui est signé par l'employeur. Il n'y a pas d'alternatives ». L’eldorado a un prix, la liberté.

Philippe Gril avec Stéphanie Collié (RMC)


Le beau challenge de l' international marocain Nabil Dirar à Monaco

L’attaquant international  marocain Nabil Dirar, 27 ans,  compte bien  profiter du recrutement haut de gamme de Monaco pour avancer.

“C’est une occasion unique de m’améliorer. C’est vrai. Même si mon centre n’est pas parfaitement calibré, je sais qu’avec lui, le ballon peut terminer au fond. C’est un luxe incroyable. On a le meilleur attaquant du monde ! s’est extasié l’ancien joueur du FC Bruges dans les colonnes du journal belge La Dernière Heure, je le prends comme une énorme fierté…On connaît notre mission. Falcao mettra peut-être quelques mois à trouver les automatismes nécessaires mais on veut devenir le concurrent numéro 1 du PSG.”.

 Dans une équipe où cela s’annonce compliqué d’avoir une place dans le onze titulaire, le Marocain sait qu’il devra être au top pour convaincre le coach italien Ranieri de miser sur lui.  Un beau challenge sachant que le natif de Casablanca ne reprendra la compétition qu’ a l’automne après  une grave blessure au genou contracté contre le FC Tours lors de la 38ème journée de Ligue 2.