PROGRAMME DU JOUR

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vendredi 28 novembre 2014

Ouverture du Forum mondial des droits de l’Homme à Marrakech

Communiqué de presse FMDH Marrakech 2014.
Plusieurs moments forts rythment la séance inaugurale

Marrakech, le 27 novembre 2014 - Le Forum mondial des droits de l’Homme s’est ouvert jeudi 27 novembre à Marrakech, en présence de plus de 5000 personnes, parmi lesquels des prix Nobel de la paix, des responsables onusiens et gouvernementaux, des militants associatifs, des académiciens et des experts des questions de droits de l’Homme.

Les travaux du Forum ont démarré par la lecture, par la lecture par le ministre de la Justice et des libertés marocain, M. Mostafa Ramid, d’un message royal adressé aux participants.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI y a notamment exprimé la grande fierté du

Royaume d’accueillir « cette deuxième édition du Forum mondial des droits de l’Homme dans la ville de Marrakech, terre de dialogue, de la diversité et de l’interaction féconde entre les cultures ».

Le souverain a également rappelé dans son message que l’universalité des droits de l’Homme doit être « la résultante d’une dynamique d’adhésion progressive, par étapes, moyennant une appropriation individuelle et collective, où les traditions nationales et culturelles trouvent naturellement leur place, ni contre ni à côté, mais autour d’un socle de valeurs indérogeables ». 

Dans son message adressé aux participants du FMDH 2014, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a également affirmé que « le Maroc, qui avance surement et sereinement, sur la voie sans fin des droits de l’Homme, peut se prévaloir après 15 ans d’efforts collectifs, d’un bilan honorable couvrant des domaines aussi vitaux que la justice transitionnelle, les droits des femmes, le développement humain, la réhabilitation de la culture amazighe en tant que composante essentielle de l’identité marocaine, le renforcement des institutions nationales des droits de l’Homme et la gestion du champs religieux sur la base des principes, préceptes et desseins tolérants de l’islam ».

Plusieurs moments forts ont rythmé cette séance plénière d’ouverture du FMDH 2014. L’ancien chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, a par exemple appelé à faire de l’égalité entre les hommes et les femmes une priorité
absolue. Il a également appelé à une grande mobilisation pour la criminalisation des violences faites aux femmes.

M. Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut commissaire aux droits de l’Homme a de son côté adressé aux participants une lettre lue par M. Ibrahim Salama, Chef des traités relatifs aux droits de l'homme au sein du Haut commissariat aux droits de l’Homme. Il y a notamment appelé les Etats à assumer leurs responsabilités pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Egalement présente à Marrakech, Mme. Fatou Bensouda, procureur de la Cour pénale internationale a rappelé les efforts fournis par la Cour pour mettre fin à l’impunité des auteurs de crimes contre l’humanité et la prévention de tels actes de violence dans le futur.

Mme. Florence Bellivier, Présidente de la coalition mondiale contre la peine de mort a de son côté affirmé que « le 21ème siècle sera celui de l’abolition de la peine de mort, de la même manière que le 19ème siècle a été celui de l’abolition de l’esclavage et que le 20ème siècle a été celui de la criminalisation de la torture. L’Etat aujourd’hui a pour mission fondamentale de protéger ses citoyens et non de bafouer leurs droits élémentaires », a-t-elle notamment déclaré. Lors de cette séance plénière inaugurale, l’ambassadeur de Palestine au Maroc, M. Amine Abou Hassira a également donné lecture d’un message du président palestinien Mahmoud Abbas a rappelé avec force la nécessité « d’arrêter la destruction des maisons, de stopper la construction du mur de la séparation et de la honte, de libérer les prisonniers palestiniens, de lever le blocus sur la bande de Gaza, de reconstruire ce territoire et de panser les plaies de notre peuple ».

Autre moment fort de cette première plénière du FMDH 2014 : l’intervention de Mme. Naima Ammar, représentante des Femmes soulalyates. Devant une assistance composée d’officiels et de militants du monde entier, elle a plaidé en faveur d’un « texte de loi sans failles qui rende justice à ces femmes privées de leur droit à l’héritage au sein de certaines tribus. Nous voulons êtres les égales de nos frères et de nos cousins », a-t-elle notamment affirmé.









 Plusieurs autres personnalités ont pris la parole lors de cette séance plénière d’ouverture comme M. M. Chowdhury Saber Hossain, président de l’Union interparlementaire, M. Baudelaire Ndong Ella, président du Conseil des droits de l’homme, Mme. Ideli Salvatti, Ministre Chef du secrétariat des droits de l’Homme de la Présidence de la République du Brésil, M. Ales Bialiatski, vice-président de la Fédération internationale des ligues de droits de l’Homme, M. Jim Boumelha, Président de la Fédération internationale des journalistes, M. Cibebe Willington, secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale internationale chargée des droits de l’homme, M. Juan Martin Fresneda, secrétaire des droits de l’homme en Argentine et M. Pablo Ouvina, Procureur général en Argentine.


lundi 24 novembre 2014

La sixième édition de la Semaine des Deux Rives démare à Amiens

 L'association Franco-Marocaine de Picardie Les Deux Rives à Amiens organise sa sixième édition de la Semaine des Deux Rives du 24 Novembre au 05 Décembre 2014 sous le thème de "Vivre et Agir Ensemble".


La Semaine des Deux Rives est devenue, à travers le temps, un événement culturel incontournable. A sa sixième édition, sous le thème du « Vivre et Agir ensemble », l’association Franco-Marocaine de Picardie « Les Deux Rives » a pour ambition de mettre en valeur le partage d’un patrimoine historique et humain qui reflète les relations qu’entretiennent le Maroc et la France et tend à concrétiser ce brassage culturel entre les peuples.


A travers un large éventail d’activités : exposition de Mémoires, calligraphie, gastronomie, séminaires, soirée culturelle et rencontre entre les élus des Deux Rives, l’association souhaite contribuer à la mise en lumière sur une civilisation plurielle qui a réussi à unir dans son identité des influences très variées.


D’abord, une exposition « Mémoires et Miroirs des Deux Rives » installée au cœur du quartier d’Amiens-Nord ; au centre culturel le SAFRAN, puis à la Mairie de quartier ATRIUM, elle porte sur les mémoires de l’immigration à Amiens. Cette exposition, issue d’un travail de recherche menée par l’association dans le cadre du projet AGIR, consiste à déterminer des dynamiques sociales comme moyen de changer les regards et de valoriser la présence des populations migrantes en accordant une place légitime à leur mémoire collective et aux éléments qui leur servent de support.


Le patrimoine culturel de l’humanité et la diversité culturelle qui en témoigne doivent permettre un dialogue, facteur de paix et de réconciliation. Face aux dérapages à répétitions qui bafouent les droits indissociables de chaque être humain, le multilinguisme demeure une des solutions porteuses d’espoir. Dans le sens de l’ouverture sur l’« Autre » et le « Vivre ensemble », l’association Les Deux Rives organise une journée de calligraphie à destination des élèves de deux établissements scolaires de quartiers, l’école primaire Saint-Maurice et le Collège Sainte Famille, sous l’encadrement de l’artiste plasticien Hamid Ouarraoui. L’objectif de ces deux ateliers est la réalisation d’une carte de vœux symbole d’un « dessin d’avenir » meilleur et une graine pour éveiller des réflexes de paix.


L’art culinaire, symbole des valeurs de la famille, de l’amitié et de l’hospitalité et aussi une expression culturelle considérée comme étant le résultat du contact entre plusieurs cultures. La Table reste l’endroit de détente et de convivialité par excellence. Les Deux Rives a mis en place un atelier de préparation pour partager avec les habitants de l’agglomération cet art culinaire, le sens du repas et les valeurs de solidarité qu’il induit.


Selon les données de l’observatoire des inégalités de 2009, « un quart des Français a au moins un grand-parent immigré, et même un tiers si l’on remonte jusqu’aux arrières grands-parents ».

Ces immigrés, venus en France pour y rester temporairement ou définitivement, y travailler pour améliorer leur quotidien et défendre les valeurs de ce grand pays parfois au péril de leur vie, ont participé à la transformation démographique, économique et culturelle de la France. 
 

Les initiatives visant à recueillir les mémoires de l'immigration se multiplient, cependant, l’histoire de la migration n’est malheureusement pas souvent transmise dans les familles aux enfants et aux petits-enfants. Elle demeure méconnue de la plupart des concitoyens.  
 

Pour apporter des éclairages supplémentaires au débat sur l’immigration et les mémoires, l’association les Deux Rives organise un séminaire qui traitera les différents aspects de l’immigration, les contributions des uns et des autres, avec une approche comparative du traitement de la question migratoire par la France et le Royaume-Uni.


Les liens d’amitié et de coopération entre le Maroc et la France sont historiques, forts et excellents. En Picardie, ils se traduisent à plusieurs niveaux, notamment par la coopération culturelle entre la Ville d’Amiens et la Province de Nador au nord du Maroc. Plusieurs visites d’échanges, de délégations d’élus et de la société civile des villes de Nador-Driouch et de la Ville d’Amiens ont abouti en 2013 à la signature d’une déclaration d’intention.


La dynamique ainsi créée reflète un désir de coopération renforcée, une volonté d’ouverture sur le monde, de comprendre et d’accepter les différences de cultures plutôt que de les ignorer, d’échanger avec l’Autre, autant de valeurs qui plaident en faveur d’un « Vivre et agir ensemble » basé sur la tolérance, le respect et la reconnaissance mutuels. 
 

Dans ce cadre, une fois de plus, une délégation, composée d’une dizaine d’élus et des personnalités de la société civile du Maroc, fera le déplacement à Amiens pour échanger sur des sujets d’intérêts communs, notamment les avancées de la Région picarde en matière de politique de décentralisation et de régionalisation.


Une visite du Conseil général de la Somme et une rencontre entre élus sont programmées. C’est une autre manière de renforcer la coopération entre les deux pays, la France et le Maroc.


La soirée du vendredi 5 Décembre 2014 sera entièrement consacrée à la clôture de la semaine des Deux Rives. À cette occasion, une soirée musicale prévue à la Salle des Fêtes de Montières sera assurée par « la Piaf orientale » Naziha MEFTAH et le Groupe OUKADDI. 
 

Marquée par la musique andalouse, la virtuose Naziha crée sa propre personnalité artistique, une sensibilité raffinée soutenue par un travail assidu et une vision de l'art caractérisé par le sérieux et le respect du public. Elle interprète les mélodies des chants d'Orient et du Maghreb. Régulièrement en quête de couleurs musicales, elle est à la rencontre de l'art et de l'Autre au-delà des frontières dans une synergie sans équivoque.  A chaque apparition, Naziha suscite une grande émotion chez le public. 
 

 Le groupe musical OUKADDI, composé de quatre musiciens compiégnois, va se produire lors de cette soirée en jouant des répertoires de la musique chaâbi, musique populaire du Maroc issu du patrimoine musical arabo-andalou, Gnawa et Amazigh.

mardi 18 novembre 2014

Radio ITMA rencontre Hassan Bouharrouti auteur du film "Identité d'un front"

SUR RADIO ITMA
La première webradio des Marocains du monde 24h/24

Emission spéciale réalisée à Aix les Bains 
sur la projection du film "IDENTITE D'UN FRONT" 
De Hassan ELBOUHARROUTI 

 

Dimanche et mardi 10h30 et 00h00
Lundi et jeudi 16h00 et 03h00
Mercredi et Samedi 10h30 et 19h00

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lundi 17 novembre 2014

Marocains du Monde: Nécessité d'un bilan et d’assises générales sous l’Égide du Roi Mohamed VI



Depuis 2003, les marocains du monde ont leur journée nationale tous les 10 août. Une journée, considérée par les uns, comme trop expédiée, loin des nombreuses attentes des participants, et jugée par d'autres comme étant sans profondeur révélant ainsi une défiance à l'égard de la politique publique en direction des MRE et une méfiance grandissante, justifiée ou non, à l’égard du ministère lui même, du CCME et de la Fondation Hassan II...

Au fil des éditions, l'ambiance était devenue lugubre par moments, traduisant des déceptions multiples, des confrontations politiques, des conflits d'intérêts ou des querelles personnelles qui ont occasionné ces dernières années des antagonismes néfastes et des altercations désolantes qui pourraient discréditent et les institutions de tutelle et les acteurs de la société civile MRE.

N'ayant pas assisté à celle du 10 août 2014, et par souci d'objectivité, je m'en tiendrai à un rôle d'observateur en insistant sur le malaise que dévoile l'incident tant commenté de cette journée du migrant. Généralement, et, comme dans tout conflit, le clash survient quand il y a multiplication des insatisfactions, accumulations de frustrations et incompréhensions mutuelles, en l'absence de dialogue ou de médiateur consensuel.

Mais qu'observe-t-on depuis quelques années à travers les communiqués et les publications sur la toile? Une fièvre contagieuse, une situation dégradée, des provocations ici et là et le débat sur les MRE qui devient ainsi très miné, voire impossible ou dilué dans des discordes, des fois , improductives.

On peut observer également que les cinq millions de MRE éparpillés à travers le monde ont presque les mêmes attentes légitimes depuis de longues années: écoute active et réactivité des autorités compétentes, amélioration des services consulaires, aide juridique et administrative, communication efficace, accompagnement des investisseurs, enseignement des langues et de la culture marocaine, participation politique, soutien à la société civile...

En fait, c'est l'absence de débat vraiment ouvert et structuré qui alimente les frustrations et les malentendus notamment autour du rôle des associations, des prérogatives du CCME et de la participation politique. Le déficit de dialogue, l'absence totale d'espace d'expression et d'échange sur les questions diverses touchant directement ou indirectement les Marocains d'ailleurs ne peuvent empêcher l'explosion des tensions insolubles un 10 août, journée d'espoir pour ces expatriés venus du monde entier avec des aspirations, des interrogations et des revendications.

Parmi les dissonances, il y a aussi la question de la participation politique des MRE. Il serait vain et maladroit de continuer à débattre d'un acquis de la Constitution de 2011 qui considère enfin les expatriés comme des citoyens à part entière. Ce fait ouvre naturellement la compétition entre tous les partis marocains afin de rencontrer les MDM au Maroc et dans les pays de vie ou de résidence et de promouvoir leurs programmes. Cette compétition est légitime tant que les démarches des forces politiques parlementaires seront respectueuses des règles élémentaires de l'adversité politique et des questions de double citoyenneté des nouvelles générations.

En survolant le web, on ne peut qu'être frappé par les amertumes et les désillusions et le sentiment que les attentes, sans vraies réponses, ne suscitent que ces nombreux communiqués sur des signatures de partenariats souvent sans effets directs, des réunions d’information sans retour immédiat, des conventions, des fois, sans suite ou sans suivi ...

Dans les réseaux sociaux, certains déplorent un choix qui semble délibéré pour les effets d'annonce. D'autres pointent les failles d’un mauvais diagnostic, les insuffisances d’un programme d’action ou encore l’absence d'un dispositif efficace dédié totalement à la mise en œuvre, au suivi et à l'accompagnement de la société civile MRE.

L'heure est à l'urgence si toutefois le maintien du lien et la contribution des MDM au développement du Maroc sont toujours des priorités. Cependant la démarche unilatérale ne peut plus apaiser les esprits. Les conséquences des tâtonnements des années 80 et 90 sont énormes. Une nouvelle stratégie, plus consensuelle, est nécessaire car l'immigration marocaine est en mutation permanente, ses attentes dans les pays de vie ou au Maroc changent aussi.

L'élaboration d'une nouvelle vision suppose des assises sous l'Égide de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, recours ultime dans un dossier marqué par trop d'approximations depuis des décennies. Elle exige également l'ouverture d'un débat contradictoire impliquant toutes les composantes de la société civile, sans exclusion aucune, le gouvernement, l'opposition, des experts et tous les acteurs identifiés. 

Les marocains du monde appellent de leur vœux une approche transparente et paritaire lors d'une plateforme où le gouvernement et la société civile MDM pourront proposer, débattre avant d'émettre les recommandations qui fonderont une nouvelle politique publique plus adaptée, plus consensuelle et plus efficace.

TAOUFIK BENDINE Boubker
Consultant et reporter(France)