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jeudi 31 janvier 2013

La Communauté Marocaine en Italie : les chiffres en 2012




La présence des marocains en Italie est variée et avec la crise économique, les choses se sont aggravées. Mais malgré cela, leur nombre continue à augmenter.  La crise économique et l’insécurité ont poussé des marocains naturalisé  italiens, vers  d’autres pays de l’Union Européenne. Par contre ceux avec le permis de séjour et qui ont perdu  leur travail, ou ont subi la diminution des heures/jours de travail, attendent des jours  meilleurs. Ils ont généralement opté, pour l’envoi temporaire, vers le Maroc des enfants et des femmes qui  sont au foyer.

Cette décision, qui dans la majorité des cas est prise -à sens unique -par le mari tout seul,  aggrave le rapport entre parents, (maris et épouses) et entre pères et enfants, de plus,  les frais  deviennent doubles, (puisqu’il doit envoyer de l’argent pour les besoins vitaux  de sa famille et pour lui-même) sans oublier les grosses difficultés d’insertion dans les écoles au Maroc.

La dernière loi sur la régularisation des irréguliers du 15 septembre au 15 octobre 2012, est  passée  sous silence par les autorités diplomatiques marocaines.  Les Demandes présentées à l’occasion de cette régularisation par les citoyens marocains  étaient de : 9.573  Ce nombre est très bas, par rapport aux irréguliers présents sur le territoire italien.

Il y a aussi  la déception des autres concitoyens irréguliers, qui se sont déplacés en provenance d’autres  pays européens pour essayer d’obtenir un document qui leur permettrait de sortir de la  clandestinité. Ils ont essuyé les  refus de certains consulats ou administrations  européens de  délivrer le passeport, puisqu’ils prétendent au permis de séjour, ce qui est impossible pour un  « clandestin ».

Ce document est élaboré avec des statistiques de l’ISTAT et à partir du dossier sur  l’immigration de CARITAS du 31/12/2010. Il concerne la Communauté marocaine en Italie,  pour permettre aux responsables, aux chercheurs universitaires, aux partis politiques, aux  syndicats, à la société civile marocaine, les O.N.G et à tous ceux qui s’intéressent aux marocains  résidants à l’étranger de bien connaître la situation de l’Italie.

Les nouveaux demandeurs de régularisation, ne sont pas comptabilisés dans les  statistiques il faut attendre les prochaines données de 2012, pour savoir combien de  demandes seront acceptées.

La communauté marocaine a atteint un effectif de 493.924 immigrants (sans compter les  nouveaux irréguliers et les nouveaux nés). C’est la deuxième communauté d’immigrants d’Italie  des pays non communautaires :


Piemonte 69 219
Valle d'Aosta 2 911
Lombardia 110 245
Trentino-Alto Adige 8 945
Veneto 59 707
Friuli-Venezia Giulia 4 949
Liguria 14 851
Emilia-Romagna 90 588
Toscana 28 773
Umbria 10 335
Marche 15 675
Lazio 12 606
Abruzzo 6 786
Molise 1 621
Campania 14 377
Puglia 8 662
Basilicata 1 949
Calabria 12 821
Sicilia 13 484
Sardegna 5 420

par BICHRI HAMID
Publiée le 2013-01-24 16:41:09.137

Les jeunes marocains du monde dans le discours du Roi Mohamed VI






Extrait relatif aux jeunes marocains du monde du Discours  de Sa Majesté le ROI Mohamed VI, du 20 Août 2012 à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple.


"Cher peuple, On ne peut évoquer, aujourd'hui, la jeunesse marocaine sans s'adresser également à sa composante représentant nos jeunes compatriotes issus de l'émigration et établis à l'étranger. Leur solide attachement à leur pays qui entretient avec eux des relations de grande proximité reflète leur pleine adhésion aux orientations que Nous avons tracées et aux chantiers de développement que Nous avons lancés.

Vous savez que chaque fois que nous entreprenons des réformes structurantes et profondes, nos compatriotes établis à l'étranger sont toujours au centre de nos préoccupations, nos réflexions et nos projections. Tel a été le cas lorsque nous avons réalisé les emblématiques Code de la famille et Droit de la nationalité. Tel a été aussi le cas lorsque nous avons opéré la révision de la Constitution qui comporte des dispositions novatrices consacrées aux droits des Marocains résidant à l'étranger, auxquels Je m'adresse à cette occasion pour leur dire :

Vous n'avez, de votre côté, ménagé aucun effort pour préserver vos attaches, et vous n'avez de cesse de mettre le Maroc au cœur de vos préoccupations quotidiennes, défendant ses causes nationales, contribuant à son développement et veillant au renforcement de ses relations avec vos pays de résidence. Attachés aux vertus de l'interaction culturelle et aux valeurs universelles, vous n'avez de cesse de combattre les clichés et les préjugés contre l'Islam et les musulmans.

Cette relation particulière n'est pas le fait du hasard. Elle a été construite et façonnée par des années d'efforts et de sacrifices réciproques. Nous allons donc continuer à creuser ce sillon, préservant votre identité et protégeant vos droits et vos intérêts, surtout dans le contexte actuel de crise économique en Europe. De plus, nous veillerons à donner pleine effectivité aux dispositions de la Constitution qui vous assurent une participation aussi étendue que possible à la construction du Maroc de demain, et une présence active dans les instances dirigeantes d'institutions nouvelles. Nous veillerons également et toujours à soutenir vos efforts d'intégration dans les sociétés d'établissement, en travaillant avec les autorités des pays d'accueil à rendre effectif le droit de vote des étrangers aux élections locales sur la base de la réciprocité."

Sa Majesté le ROI Mohamed VI,
Discours du 20 Août 2012

mardi 29 janvier 2013

L'italo marocain Khalid Chaouki candidat aux législatives italiennes



Dans le cadre de sa politique d’ouverture aux composantes de la société italienne, le Parti démocratique italien va présenter 4 candidats d’origine « immigrée » aux prochaines élections législatives qui se tiendront les 23 et 24 février prochain.


Le candidat italo-marocain Khalid Chaouki est le représentant type de la vraie Italie. Né au Maroc en 1983, il a grandi à Parma et Reggio Emilia, puis fondé l'Association Nationale des Jeunes Musulmans de l'Italie. 


Ce journaliste, proche du centre - gauche depuis les années collège, a été nommé en 2005 par le gouvernement italien au sein du Conseil de l'Islam, au Ministère de l'Intérieur. Il est également, depuis 2008,  responsable des Jeunes Démocrates et ensuite du mouvement  "Nouveaux Italiens". 


Rappelons que  dans son  programme sur l’immigration le Parti Démocrate Italien  soutient  la nationalité basée sur le "ius soli" dite tempérée, vise l’abrogation du délit d’immigration clandestine,  l’abolition de la taxe du permis de séjour. Il prône aussi la création d’un organisme qui diagnostique la situation réelle des travailleurs étrangers et propose de nouvelles règles pour entrer légalement en Italie.


Verdict le 25 février 2013 pour Nouveaux italiens qui se battent pour une Italie de la coexistence.


Amale DAOUDI  (Contact)Rédaction Radio ITMA

Marseille, capitale des histoires de migrations en 2013


Cette année 2013, Marseille est auréolée du titre de Capitale européenne de la culture. Si la municipalité préfère mettre en valeur un héritage « provençal », c’est plutôt la Méditerranée, lien direct avec l’Afrique, qui a forgé l’histoire de la ville. Portraits croisés de parcours d’immigrés.
Dans les quartiers nord de Marseille, l’appartement d’Abdessalem respire le provisoire. Un lieu de passage. Meubles dépareillés, vaisselles en plastique, placards de fortune… Six mois de l’année, ce chibani de 80 ans vit dans cet immeuble réservé aux anciens travailleurs immigrés. Le reste du temps, il profite enfin de sa retraite en famille, dans son pays, la Tunisie… Le petit monsieur aux rondeurs généreuses est soumis à ces allers retours pour faire valoir ses droits. Mais depuis le printemps 2011, le quotidien du vieil homme est quelque peu bouleversé par la cohabitation avec son petit-fils… Khaled, jeune homme svelte aux yeux clair de 20 ans, est passé clandestinement par l’île italienne de Lampedusa avant de rejoindre son grand père en France. Comme beaucoup de Maghrébins, Abdessalam est arrivé à Marseille très jeune. « On avait besoin de nous pour construire le Vélodrome… C’était un énorme chantier ! On vivait dans de petites cabanes sur place ».

Une immigration de masse organisée, qui a permis la reconstruction des villes françaises. « Ensuite j’ai fait de la maçonnerie, de l’électricité. J’ai d’ailleurs travaillé sur tous les feux rouges de Marseille ! » poursuit-il fièrement. « J’aime la France, c’est le pays des droits de l’Homme, des lois… Mais je suis simplement venu y travailler pour gagner ma vie… Ma vraie patrie c’est la Tunisie ! » raconte Abdessalam, esquissant un sourire souligné par une épaisse moustache blanche. On imagine donc sa réaction quand il a vu débarquer Khaled… Car contrairement à la majorité de ses amis immigrés, Abdessalam n’a pas voulu profiter du droit de regroupement familial. « A quoi bon ramener ma famille ? Je comptais retourner en Tunisie de toute façon ! J’ai un grand respect pour la France mais je ne voulais pas que mes enfants grandissent ici… J’avais peur qu’ils perdent nos valeurs, nos principes… Encore aujourd’hui je n’ai aucun regret ! » assure-t-il.

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