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mercredi 5 mars 2014

Allemagne/ Immigration : l’État fédéral vole au secours des communes

Berlin a multiplié par 3,75 le fonds alloué aux quartiers défavorisés. Une enveloppe portée à 150 millions d’euros qui doit aider les villes a accueillir les flux de migrants venus de Bulgarie et de Roumanie, en recrudescence depuis la fin des mesures transitoires.

Afin d’aider une douzaine de communes, dont Duisbourg, Dortmund, Mannheim et Berlin-Neu Kölln, destinations phares de nouvelles vagues d’immigrants en provenance de Bulgarie et de Roumanie, l’État fédéral allemand s’est engagé à relever de 40 à 150 millions d’euros le fonds du programme annuel “Ville sociale” attribué aux quartiers défavorisés.

Cette dotation permettra de financer les frais de logement, mais aussi les vaccinations et la scolarisation des enfants de ces nouveaux arrivants, de plus en plus nombreux. Car depuis le 1er janvier, les mesures transitoires appliquées à l’égard des ressortissants bulgares et roumains, depuis l’adhésion de leurs États d’origine, ont pris fin. Conséquence ? Selon une projection de l’Institut für Arbeitsmarkt und Berufsforschung (IAB), le nombre d’immigrants de ces deux pays arrivés en Allemagne pourrait grimper à 100 000 voire à 180 000 en 2014, contre 71 000 en 2012.

Appel à un soutien durable
Cette question de l’accueil de ces ressortissants européens est par ailleurs inscrite au contrat de la coalition gouvernementale. Une commission, sous l’égide de plusieurs secrétaires d’État (Famille, Intérieur, Logement…), vient de créer un groupe de travail réunissant des intervenants de l’État fédéral et des Länder. Celui-ci rendra fin mars un premier rapport sur les solutions à apporter aux communes concernées.

Si le président de l’association des villes allemandes (Deutscher Städtetag), Ulrich Maly, maire de Nuremberg, met en garde contre une stigmatisation de ces populations, d’autres élus comme Birgit Zoerner, de la ville de Dortmund (580 000 habitants), estiment que Berlin ne va pas assez loin. Directrice des affaires sociales de la plus grande ville de la Ruhr et membre du groupe de travail, elle appelle l’État fédéral à “soutenir les villes de manière durable” et à créer un “fonds de péréquation des charges sociales” ainsi qu’un “centre de compétence fédéral”.

Enfin, à l’instar d’autres acteurs communaux, elle réclame la création d’un fonds spécifique à la prise en charge de ces nouveaux arrivants. “Il faut que les communes puissent avoir un accès rapide, flexible et peu bureaucratique à une aide financière”, exige-t-elle. Elle rappelle que pour la seule année 2013, sa ville avait dû faire face à un surcoût de 15 millions d’euros, essentiellement des frais médicaux et éducatifs.

Marie E. Bonte
Source: http://www.acteurspublics.com/

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