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mardi 8 octobre 2013

Les Marocains en Italie se prononcent pour une mutualisation de ces actions

La société civile marocaine en Italie se prononce pour une mutualisation de ces actions Siléa : "Le tissu associatif marocain en Italie se doit de se structurer, dans le sens de la mutualisation, dans un monde globalisé, nécessitant rapidité dans l'action et la réaction, afin de relever les défis que pose à la fois la question de l'intégration dans le pays d'accueil et le désir de maintenir des liens solides avec le pays".





Ainsi ont souligné les participants à une table ronde animée, dimanche, à Siléa, dans la région italienne du Veneto (nord), dans le cadre de la deuxième édition du Festival italo-marocain.

Ils ont, chacun dans son domaine, essayé de jeter la lumière sur les différents aspects de l'immigration aussi bien à l'échelle nationale qu'internationale focalisant l'attention sur les problématiques propres à la communauté marocaine établie dans la péninsule.


Ainsi, l'académicien, président fondateur du Centre marocain des études juridiques et membre de l'association Ribat Al Fath pour le développement durable, Farid El Bacha, a cherché de porter des éléments de réponse à la question objet de son intervention: "la citoyenneté du monde, mythe ou réalité ?", plaidant pour un nouveau regard sur l'immigration et surtout sur "la mobilité à valeur universelle"

 
Après avoir expliqué que la mondialisation, qui se caractérise par l'évolution rapide des moyens de communication et des transports, se traduit par "une mise en cause partielle de la souveraineté nationale et des liens entre les concepts de citoyenneté et nation", M. Bacha a tenu à rappeler que les accords bilatéraux, conclus dans ce domaine, priment sur les accords multilatéraux ayant, principalement, pour objectif de poser la question de l'immigration à l'échelle mondiale.


La question migratoire suscite encore des craintes et la peur chez nombre de pays notamment du nord qui, en principe, doivent la concevoir comme "un fait social dans le cadre de la mondialisation".


Sur le plan national, M. El Bacha à appeler à traiter la question non seulement de point de vue politique, mais il est temps d'associer la société civile en vue d'une meilleure organisation de ce phénomène dans le cadre de chaque pays, à travers notamment des dispositions constitutionnelles et la création de conseils spécialisés.


Faisant allusion à la dynamique dans laquelle doit s'inscrire l'action des associations marocaines établies en Italie, M. El Bacha a indiqué qu'une concertation entre Etat et société civile ne peut qu'être profitable aux deux parties et partant à tout le pays, estimant que la mise en application des dispositions constitutionnelles concernant la communauté Marocaine à l'étranger ne peut que favoriser une telle démarche.


Pour sa part, M. Driss Ajbali, membre du Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger (CCME) a traité notamment de la problématique que pose le nombre important des membres de la communauté marocaine résidant à l'étranger.


Cette communauté, qui n'a pas les mêmes spécificités, a presque triplé en l'espace de quelques années, a-t-il fait observer, rappelant que l'effectif des Marocains installés dans quelques 51 pays dans le monde, était de 1.662.870 en 1998, et de 2.549.215 en 2002 avant de passer à 3.556.213 en 2011, soit plus de 10 pc de la population du Maroc.


La complexité de ce phénomène se traduit également par "la féminisation de l'immigration" vu qu'il ne concerne pas seulement les hommes, mais touche également les femmes qui représentent environ 48 pc.


S'attardant sur le paradoxe opposant enracinement et appartenance, M. Ajbali a relevé la montée en puissance du phénomène de la naturalisation, indiquant que l'idée du retour au pays d'origine est de plus en plus écartée pour des raisons multiples dont l'évolution rapide des moyens de communication et des transports.


Ces transformations profondes ont poussé le Maroc à repenser sa politique en matière d'immigration et à adopter des mécanismes à même de réguler ce phénomène, rappelant, à cet égard, la création il y a 5 ans du CCME, et les dispositions novatrices apportées par la nouvelle constitution en 2011. 


De son côté, Jaouad Dequiec, directeur de l'action éducative socio-culturelle et Affaires juridiques au ministère de la Communauté Marocaine Résidant à l'étranger a fait remarquer qu'en dépit de l'intégration des marocains dans le tissu social de certains pays, les liens avec leur patrie demeure très fort.
Le ministère, a-t-il poursuivi, essaye d'accompagner les changements intervenus, à différents niveaux, au cours des dernières années au sein de cette communauté, rappelant, entre autres, les différents articles consacrés par la Constitution à cette catégorie de citoyens marocains.

Il a, à cet égard, annoncé l'encadrement prochainement de formateurs d'enseignants de langue arabe en Italie, l'organisation d'une caravane en 2014 pour sensibiliser les Marocains quant à la nécessité d'établir des actes de mariage en bonne et due forme pour ceux qui n'ont pas encore entamé la procédure de reconnaissance du mariage.


Parmi les mesures en vigueur, le responsable a tenu à rappeler que, contrairement, à certaines informations erronées, son département prend en charge également les frais de rapatriement des dépouilles des Marocains décédés à l'étranger en cas où il s'est avéré qu'ils étaient en état de nécessité.


Par ailleurs, dans une allocution en prélude à cette table ronde, le vice-président de l'Association Ribat Al Fath,  Mustapha Jouahri, a mis en relief l'importance de cette manifestation dans le rapprochement culturel entre l'Italie et le Maroc, deux nations ayant contribué largement au façonnement de l'histoire du bassin Méditerranéen.


Tout en expliquant que la culture, dans son acception générale, englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'Homme, les croyances, les systèmes de valeurs et les traditions, M. Jouahri a souligné que ce festival, qui s'est tenu cette année sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI et primé l'année dernière par le Président de la République italienne, M. Giorgio Napolitano, ne peut que renforcer l'attachement de la communauté marocaine, établie dans ce pays, à son identité culturelle et à ses racines tout en s'intégrant dans le tissu social italien.


Après avoir souligné l'intérêt qu'accorde l'Association Ribat Al Fath, en la personne de son président, M. Karim Bennani, à ce festival, M. Jaouhari s'est réjoui de l'élan de solidarité et de l'enthousiasme dont avaient fait preuve les Marocains, jeunes et moins jeunes, venus de villes et de localités lointaines, dans le seul objectif d'exprimer leur appartenance culturelle et leur attachement à leurs origines.


Cette manifestation, désormais annuelle, ne peut que contribuer à faire connaître aux Italiens la vraie image du Maroc nouveau, son degré de développement et sa richesse culturelle, a-t-il dit, se déclarant heureux de voir une nouvelle classe d'immigrants, instruits et intégrés dans le tissu social italien, mobilisée pour diffuser la culture et les traditions ancestrales de leur pays.


Cette table ronde a été suivie d'un débat au cours duquel les compétences marocaines établies dans différentes régions d'Italie ont insisté sur différentes questions notamment la nécessité de la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles concernant la communauté marocaine résidant à l'étranger, la représentation au sein du CCME, le renforcement des services consulaires ou l'ouverture d'autres consulats, compte tenu du nombre considérable des immigrés établis en Italie (près de 600.000) et l enseignement de la langue arabe à leur progéniture. 


MAP

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