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mercredi 7 août 2013

Canada: Moins de place pour les immigrants investisseurs

Le programme d'immigrants investisseurs du Québec est à la traîne. Une file d'attente de 11 920 dossiers s'est bâtie avec le temps et le gouvernement tente de rattraper son retard.

L'État a gelé son programme en avril de l'an dernier et il l'a redémarré pour les deux premières semaines d'août seulement. Il entend recevoir un maximum de 1750 demandes pendant cette période. Ces candidats à l'immigration doivent démontrer que leur actif s'élève à au moins 1,6 million $. Ils doivent accepter de mettre 800 000 $ dans les mains du gouvernement, qui en devient le fiduciaire. Québec achète ensuite une obligation avec la possibilité de prêter l'argent aux entreprises.

Chose nouvelle : le tarif pour une demande bondit à 10 000 $, alors qu'il s'élevait auparavant à 4000 $. Plusieurs changements ont affecté le programme, surtout du côté d'Ottawa, a expliqué Jonathan Lavallée, porte-parole du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles. «Le gouvernement fédéral a imposé un moratoire, ce qui a généré une nouvelle demande au Québec, a-t-il dit. Il a fallu mettre un frein sur le nôtre, ce qui nous permettra de traiter une partie des demandes qui sont en attente.»

Un délai d'un an
Québec s'attend à traiter un peu plus de 4000 dossiers en 2013. Environ 90 personnes sont affectées à l'analyse, dont 25 qui relèvent d'Investissement Québec. «C'est en acceptant moins de dossiers que nous pouvons gruger les inventaires, a précisé M. Lavallée. Notre objectif est d'avoir en 2016 un système permettant de traiter les demandes à l'intérieur d'un délai d'un an.» «Ils ont déjà accepté beaucoup de candidats, a souligné Alain Nadon, un courtier d'Industrielle Alliance accrédité dans le cadre du programme. C'était un buffet, mais il y avait de la nourriture seulement pour 30 personnes. Ça a donné une liste de demandes qui sont restées sans réponse.»

Perte de clients
Il était temps d'y mettre un frein, croit M. Nadon. «Je suis d'accord pour dire que ça n'a pas de bons sens d'attendre deux à trois ans pour que le traitement d'une demande se fasse», a-t-il déclaré.
Le courtier reconnaît qu'il risque de perdre des clients si les délais ne deviennent pas plus courts. «Les gens vont se dire : ça fait des années que j'attends et je regarde pour trouver un autre programme d'immigration ailleurs, a-t-il ajouté. Ils peuvent laisser tomber et ne pas investir ici.»

M. Nadon vante toutefois la compétence de l'administration québécoise. «Le programme est très bien géré, a-t-il dit. Ils sont déterminés à faire en sorte qu'il fonctionne bien. Je n'ai pas de plainte à cet égard.»


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